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Que faire en cas de krach boursier : stratégies pour protéger et réorienter son portefeuille

Que faire en cas de krach boursier : stratégies pour protéger et réorienter son portefeuille

Que faire en cas de krach boursier : stratégies pour protéger et réorienter son portefeuille

Vous êtes tranquillement en train de boire votre café, vous jetez un œil à votre portefeuille boursier… et là, c’est la douche froide : -25 %, -30 %, parfois plus. Les marchés sont en panique, les médias parlent de « krach historique » et votre cerveau, lui, commence à imaginer le pire.

Respirez. Un krach boursier, ce n’est pas la fin du monde financier, mais c’est un test grandeur nature de votre stratégie… et de vos nerfs. La bonne nouvelle ? Il existe des réflexes simples et des stratégies intelligentes pour protéger, réorienter – et parfois même renforcer – votre portefeuille.

Qu’est-ce qu’un krach boursier… et qu’est-ce que ça n’est pas ?

On va poser les bases. Un krach boursier, ce n’est pas un petit -3 % sur le CAC 40 un lundi matin parce que les investisseurs ont mal dormi. On parle généralement de :

Historiquement, les krachs se répètent. 1929, 1987, 2000, 2008, 2020… À chaque fois, le scénario psychologique est le même :

Ce qui distingue ceux qui s’en sortent bien des autres, ce n’est pas la capacité à prédire le krach. Personne ne le fait avec régularité. La vraie différence, c’est la façon de réagir pendant et après.

Premier réflexe en cas de krach : ne pas transformer une baisse en catastrophe personnelle

Quand tout chute, l’instinct basique est clair : vendre. Rapidement. Avant que « tout disparaisse ». Le problème ? C’est rarement le bon moment.

Voici ce qu’il vaut mieux faire d’abord :

Le but immédiat n’est pas d’« optimiser » mais d’éviter de commettre l’erreur irréversible : cristalliser des pertes massives sur des actifs de qualité simplement parce que le marché panique.

Les erreurs classiques à éviter pendant un krach

Si vous retenez seulement cette section, vous aurez déjà évité 80 % des dégâts :

Avant de vous demander quoi acheter, demandez-vous surtout : « Qu’est-ce que je veux à tout prix éviter de faire de stupide ? »

Analyser calmement son portefeuille : qui fait quoi dans la tempête ?

Une fois l’émotion retombée, passez à la radiographie de votre portefeuille. L’idée n’est pas de tout chambouler, mais de comprendre.

Posez-vous ces questions :

Le krach, c’est un stress test. Il met à nu les incohérences et les paris inconscients. C’est le moment idéal pour faire le tri, pas dans la panique, mais avec une froideur d’actuaire.

Faut-il vendre pendant un krach ? Parfois, oui (mais pas n’importe quoi, ni n’importe comment)

Non, il ne faut pas forcément tout garder « coûte que coûte ». Garder une mauvaise position uniquement parce qu’elle a déjà beaucoup baissé n’est pas plus intelligent que de la vendre en panique.

Situations où vendre a du sens :

En revanche, vendre :

…uniquement parce que « ça fait mal de voir du rouge » est généralement une mauvaise idée.

Rééquilibrer son portefeuille : remettre de l’ordre dans le chaos

Un krach est souvent le moment idéal pour rééquilibrer son allocation d’actifs.

Exemple simplifié :

Rééquilibrer, c’est :

Ce mécanisme simple vous force à faire ce que la plupart des investisseurs n’osent pas faire : vendre ce qui a bien tenu et acheter ce qui a baissé. En d’autres termes, « acheter à prix cassé » sans essayer de deviner le point bas.

Investir pendant un krach : l’art du DCA (et de la patience)

Non, vous n’êtes pas obligé de balancer tout votre cash à -25 % en espérant avoir « acheté le plus bas ». Personne ne sait où est le plus bas. Même pas votre cousin qui « suit la bourse depuis toujours ».

Une stratégie bien plus robuste s’appelle le DCA (Dollar Cost Averaging), ou investissement programmé :

Le DCA présente deux avantages majeurs :

Appliqué à des ETF larges (type MSCI World, S&P 500, indices monde ou régionaux diversifiés), c’est une stratégie redoutablement efficace pour traverser les krachs.

Adapter sa réaction à son profil : jeune actif vs proche de la retraite

Tout le monde ne doit pas réagir pareil à un krach. Un investisseur de 30 ans et un retraité de 65 ans n’ont pas le même temps devant eux, ni les mêmes besoins.

Si vous êtes jeune (20–40 ans) :

Si vous êtes proche de la retraite (ou déjà retraité) :

Un même krach peut donc être vécu comme une catastrophe ou une opportunité selon la préparation et la phase de vie. La clé, c’est l’adéquation entre votre portefeuille et vos objectifs.

Les “assurances” de portefeuille à penser avant… mais utiles à comprendre pendant

Beaucoup découvrent pendant un krach qu’ils sont investis à 100 % en actions, sans matelas de sécurité, sans diversification, sans stratégie. Forcément, ça secoue.

Idéalement, un portefeuille robuste inclut déjà :

Si vous réalisez pendant le krach que votre portefeuille est beaucoup trop agressif, vous pouvez entamer un rééquilibrage progressif à mesure que le marché se stabilise et rebondit. L’objectif : ne plus revivre la même frayeur au prochain épisode.

Profiter des opportunités sans jouer au héros

Question que tout le monde finit par se poser : « Est-ce le bon moment pour acheter ? »

Réponse honnête : personne ne le sait. Mais on peut encadrer intelligemment la prise de risque :

Les plus beaux retours sur investissement se font rarement pendant le krach, mais en restant exposé quand tout le monde est sorti. Les marchés ont historiquement tendance à rebondir bien avant que l’économie réelle ne donne des signaux positifs clairs.

Fiscalité : savoir utiliser ses pertes intelligemment

En France, un krach peut aussi être l’occasion d’optimiser sa fiscalité, en particulier sur un compte-titres.

Sur un compte-titres ordinaire :

Sur PEA et assurance-vie, la gestion fiscale est différente :

Morale : dans un krach, ne pensez pas uniquement en « pertes virtuelles douloureuses », pensez aussi architecture fiscale. Ce n’est pas le plus fun, mais ça aide beaucoup à long terme.

La dimension psychologique : votre pire ennemi… et votre meilleur allié

Un krach teste moins vos connaissances financières que votre résistance émotionnelle. C’est là que les biais cognitifs s’en donnent à cœur joie :

Une façon simple de se protéger de soi-même : écrire votre stratégie.

Noir sur blanc :

Le jour où les marchés dévissent, vous n’« improviserez » pas : vous appliquerez un plan défini à tête froide. C’est là que se joue la vraie différence entre investir et jouer au casino.

En résumé : transformer le krach en stress test, pas en naufrage

Un krach boursier n’est agréable pour personne. Voir son portefeuille reculer, parfois violemment, n’a rien de réjouissant. Mais c’est aussi l’un des rares moments où la finance vous met face à vos choix :

Face au prochain krach (car oui, il y en aura d’autres), les bons réflexes sont clairs :

Les marchés finiront par se remettre. La vraie question, c’est : dans quel état sera votre portefeuille… et vos nerfs à ce moment-là ?

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